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quinta-feira, 24 de janeiro de 2013

Documentário sobre como é viver em temperaturas abaixo de zero, com várias cenas de nosso dia-a-dia em Montreal. 

Documentário rede CBC: Life Below Zero

 
Meus comentários:
  1. Canadá: a falta de problemas reais faz o povo reclamar tanto quanto aparece no vídeo. Haja paciencia!!! Viver em SP ainda da de 10 a 0.
  2. Russia: conheci esse espirito de gente doida no trabalho. Sentiu a pressao?
  3. Oslo: A-N-I-M-A-L!!!!! Um dia chegaremos lá!

sábado, 15 de dezembro de 2012

Immigration - Pièges et paradoxes de l’intégration au travail

Reportagem do Le Devoir


"1 décembre 2012 | Marie-Andrée Chouinard

Les immigrants arrivent au Québec forts d’une conviction que leur vie professionnelle y sera douce et belle. Mais une série d’obstacles séparent le rêve de la réalité, rimant avec discrimination, incapacité à reconnaître leurs compétences et politiques brouillonnes.


Au Québec, 2010 fut une année record pour le nombre d’immigrants admis (53 981). Année record d’entrées, dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre où les promesses d’emploi servent d’appât convaincant, mais constituent en réalité un mirage : une fois les immigrants installés au pays, la déqualification, le chômage et la pré- carité sont trop souvent au rendez-vous.

Les paradoxes affluent dans ce dossier complexe. Avec celui-ci au sommet des incompréhensibles : la politique d’immigration du Québec va jusqu’à cibler ses besoins d’immigrants de manière très spécifique, mais la politique d’intégration de ces mêmes immigrants ne suit pas la cadence. Résultat ? Des immigrants surqualifiés peinent à trouver un emploi, ou échouent dans des profils qui n’ont rien à voir avec la formation acquise dans leur pays.

Les chiffres sont là pour montrer les écueils gigantesques sur la route de l’intégration socio-économique des nouveaux arrivants : taux de chômage deux fois plus élevé chez les immigrants que chez les natifs (14,2 % contre 7,1 %) et taux de faible revenu 2,7 fois plus important pour les premiers que pour les seconds.

L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) le rappelait cette semaine dans une note percutante : « La situation est quand même assez grave. Si on en est là, c’est en raison de plusieurs obstacles. Pas un seul. D’où la difficulté à régler le problème. »

Marie-Thérèse Chicha est heurtée de plein fouet par « le problème » dans le cadre de son travail. D’un côté, la professeure à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal reçoit les commentaires d’employeurs qui sont encore remplis de craintes en ce qui concerne l’embauche de travailleurs immigrants pourtant tout à fait qualifiés. De l’autre, elle reçoit les confidences de nouveaux arrivants incapables de percer le marché de l’emploi, ou en tout cas à la hauteur de leurs compétences.

« Il n’est pas exagéré de parler de discrimination du côté des employeurs », comme l’a montré d’ailleurs la Commission des droits de la personne et de la jeunesse dans un avis paru en 2011. « Ils ont des craintes devant un CV pourtant très impressionnant. Et leurs craintes sont liées à des préjugés. Ils ont peur des accommodements raisonnables, imaginent que des candidats pourraient demander des congés religieux ou vouloir prier en plein travail, et ils refusent des candidatures sur la seule base d’un accent différent, relate Mme Chicha. Nous sommes loin des problèmes de déqualification dans ces cas-là. On parle de barrière discriminatoire, simplement. La force d’inertie est très grande chez les employeurs. Ils sont conscients du problème, mais ils ne veulent pas changer leurs manières de faire. »

Méconnaissance

La rupture est si vive entre la politique d’immigration et celle de l’intégration que des agents pourtant essentiels de la première ligne, en lien direct avec les nouveaux arrivants qui cherchent un boulot, ne connaissent pas du tout les ressources qui existent. « Nous avons mis en place des projets fabuleux pour aider les immigrants à s’intégrer, mais il est sidérant de voir à quel point les acteurs de première ligne n’en sont même pas informés », explique Frédéric Boisrond, directeur général du CAMO-PI (Comité d’adaptation de la main-d’oeuvre, personnes immigrantes), dont la mission est précisément de soutenir tous les milieux (privé, public, parapublic, communautaire et syndical) pour favoriser l’intégration socio-économique des immigrants.

C’est en partie cette absence de fluidité entre l’arrivée et la recherche d’emploi qui plonge nombre d’immigrants dans des « pièges ». « Comme celui de prendre n’importe quoi comme emploi parce qu’on est coincé, forcé de payer des comptes, d’éponger des dettes parfois qu’on a laissées derrière ou soutenir une famille qui est restée à l’étranger », raconte M. Boisrond. Le premier emploi, parfois de manoeuvre même pour quelqu’un dont la formation universitaire le destinerait à un travail de professionnel, s’avère parfois une prison. « Parce que la personne n’arrive plus à chercher autre chose et parce que cela figure à son dossier comme une incohérence. »

La semaine dernière, une centaine de médecins d’origine maghrébine - précisément un bassin d’immigration vers lequel le Québec se tourne, question de langue - ont frappé à la porte du CAMO et M. Boisrond les a entendus. Ils étaient coincés.

« On ne leur reconnaît pas les compétences pour devenir médecins, alors ils ont dit : “ On veut travailler. On est prêts à devenir infirmiers. ” Mais ils sont surqualifiés pour être infirmiers. Ils ne savent plus quoi faire ! Partout, ils sont bloqués. »

Une formation utile ?

Rigidité des ordres professionnels, et ce, malgré une pléthore d’ententes de reconnaissance des qualifications professionnelles signées au fil des ans ? « On parle des bénéfices de la diversité, mais sur le terrain, une fois franchi le cap théorique, on comprend à quel point les rigidités sont encore là, dans les corporations et surtout du côté des employeurs », explique Marie-Thérèse Chicha qui, avec son collègue Éric Charest, a signé L’intégration des immigrés sur le marché du travail à Montréal : politiques et enjeux.

Des dentistes pourtant bardés de diplômes se retrouvent à faire une formation d’hygiéniste dentaire afin de pouvoir occuper leurs journées. « C’est un piège, dénonce Mme Chicha. Parce que cela n’honore pas du tout leurs vraies compétences, parce qu’ils n’ont pas un salaire suffisamment élevé. C’est un recul pour eux alors que c’est souligné comme un progrès par les autorités responsables. »

Idem du côté des ingénieurs, à qui on ne reconnaît pas les compétences et qui se retrouvent à suivre un certificat de perfectionnement que les employeurs regardent ensuite de manière suspicieuse, comme s’il était inquiétant qu’on les ait redirigés vers un tel complément d’information. « Plutôt que de les aider, la forma- tion qu’on leur fournit leur nuit ensuite ! »

Les solutions ? D’abord, une meilleure coordination entre les voeux d’immigration et nos manières de soutenir ceux qu’on accueille. « Et moins d’hésitation du côté gouvernemental pour intervenir du côté des employeurs, car c’est là que le bât blesse », insiste Marie-Thérèse Chicha, qui observe le passage d’un concept d’égalité et de lutte contre la discrimination, beaucoup plus coercitif, à un concept de diversité, infiniment plus volontariste, comme une porte ouverte vers le flou artistique."

terça-feira, 17 de julho de 2012

Os (vários) últimos meses - Parte Final

AGORA VAI OU RACHA

Os problemas no trabalho com o russo melhoraram, mas pioraram com a minha nova chefe. Gestora terrivel, sem conhecimento ou interesse nenhum, lentinha e que leva absolutamente TUDO para o lado pessoal. Alem de seu unico argumento para exigir respeito eh dizer: “Sou nivel 8, e vc eh um nivel 5. Por isso vc tem que me respeitar.” Tipico de quem nao tem competencia para se impor como superior…

Detalhe: no Brasil eu seria o equivalente de um nivel 9. Mas vamos deixar o passado no passado, nao eh? Ou no breve futuro, quem sabe?

Estipulei o 1o. deadline para marco logo que voltasse de minhas ferias no Brasil, caso as coisas nao tranquilizassem. Tambem decidi que tudo o que viesse iria voltar na mesma forca e intensidade. Lei da Acao e Reacao colocada na pratica.

Por alguns meses as coisa melhoraram, mas assim como o humor da chefe, os altos e baixos sempre foram violentos e algumas semanas antes de viajar tive a primeira grande discussao.

Nao pensava em outra coisa se nao voltar para a minha casa: Sao Paulo. Ja estava exausta e queria estar num lugar onde nao precisasse entender nem me adaptar. Um lugar onde eu teria conhecimento sobre tudo e dominio sobre o que se passa em volta, mesmo que isso incluisse violencia, caos e falta de educacao. Em resumo, precisava de ferias de minha vida de imigrante.

Apesar de gostar muito daqui e ser apaixonada por Montreal, a saudades do concreto de SP comecou a me consumir.

E o que pensei sobre minha viagem foi: “Eh no Brasil que vou saber o que devo fazer.”

Fiz questao de nao so passar o maximo de tempo com minha familia, mas tambem encontrar alguns amigos e rever pessoas queridas de meus antigos empregos. De certa forma nao queria so matar as saudades, mas tambem resgatar meu orgulho e meu brio de paulistana. O pessoal de outras cidades que me perdoe, mas ser paulistano nao eh para qualquer um (seja nascido ou adotado pela cidade). Tem que ser MOOOOOOOOOOOITO casca-grossa para sobreviver por la.

A constante luta contra minhas frustracoes no Canada (a comecar com a lingua) de certa forma me fizeram esquecer de onde vim e como isso influenciou quem eu sou. Passei um tempao com medo, acuada e sem coragem. Engoli muita capivara achando que deveria aceitar todas as grosserias culturais a qualquer custo a fim de me adaptar.

Nao entrando em muitos detalhes, minhas 2 semanas no Brasil foram uma verdadeira montanha-russa emocional. Ficar longe de minha familia e perder o crescimento de meus sobrinhos sempre serao as coisas que poderao fazer me arrepender de estar aqui. Mas a minha decisao final so foi tomada quando ofereceram meu antigo emprego de volta (sim, aquele que eu adorava).

Depois de passar 30 minutos olhando para a tela do computador com o meu CV em portugues aberto, pensei: “Se vc voltar, vc sera feliz de volta. Mas vai ficar se perguntando se nao poderia ter ficado mais um ano ate pedir a sua cidadania.”

Voltei para a querida Montreal, mas agora com uma missao. Sem saber como faria para completar esses 12 meses (contando a partir de julho), mas bem mais leve.

Enfim, as coisas no trabalho continuaram de onde estavam para pior. Comecei a passar o final de minhas tardes na biblioteca procurando um novo emprego.

Apos meu 2o. periodo de ferias em maio as coisas degringolaram de vez e depois de uma discussao feia com minha chefe, pedi uma reuniao com a gerente. Passei 2 horas contando o que vinha se passando no departamento, com emails e um dossier que montei como provas.

O 2o. deadline foi estabelecido: 10 de julho; quando seria minhas entrevista para renovacao de meu visto americano.

No final de maio completei 2 anos de Canada. Tambem estava fazendo contagem regressiva e quase entrando em desespero no emprego...

Quando cheguei para trabalhar em 4 de junho havia um email do Brasil perguntando se eu realmente nao queria voltar para meu antigo emprego. Fiquei tao transtornada que liguei para la da minha mesa de trabalho mesmo!

Logo em seguida o vice-presidente (que nunca me da nem “bom dia” pelos corredores) me chamou em sua sala e perguntou o que eu acharia de mudar de area e ir trabalhar no projeto de implementacao de sistemas que esta rolando ha meses.

Ja no dia seguinte ele convocou uma reuniao e comunicou para choque de todos que a partir daquele dia eu nao trabalharia mais com a equipe da Maria, e sim ajudando no novo projeto por 10 meses. Com isso tambem ganhei uma promocao e um aumento!!! Vai entender essa gente doida!

Entrei no projeto e meu 2o. deadline passou. Por enquanto esta tudo indo bem (apesar do projeto estar um verdadeiro caos). O clima de trabalho eh completamente outro e nem parece que estou na mesma empresa!

Nao tenho mais deadline. Estou vivendo um dia de cada vez. Se eu chegar no ponto de stress como estava, peco minhas contas sem arrependimentos e sem medo mesmo nao tendo outro emprego em vista.

Depois de tudo o que passei tenho certeza que consigo dar um jeito de me virar.

Mas a minha procura continua…

segunda-feira, 28 de maio de 2012

Os (vários) últimos meses - Parte 2

A MORADIA

Desde que cheguei em Montreal mudei de casa 5 vezes em menos de 1 ano. Mais um motivo para minha exaustao...

Desde que cheguei no Canadá tinha decidido nao morar sozinha até passar pelo 1º. inverno. Escutei tantas histórias sobre a solidao e a depressao sasonal que pensei que seria uma boa opçao alugar um quarto na casa de alguém. A princípio parecia ser uma ótima idéia pois seria mais barato, teria mobilidade (ate se quisesse ir para outra província) e teria companhia de outras pessoas.

Uma casa portuguesa com certeza!

Sopao da Dna. Maria :)
Quando vim para Montreal fui morar na casa de uma portuguesa. Tudo era ótimo: a casa, o quarto, a Dna Maria e ate a Lili (a gata). Mas era para lá do parque Angrignon. Levava 15 minutos de onibus entre a última estaçao de linha verde do metro até a casa. Um lugar ate bem legal mas já quase no subúrbio, onde para se comprar uma bala é preciso ir de carro.

Entao me mudei para mais perto do centro. Tudo parecia muito adequado.

O zoológico

Era um daqueles prédios de 2 andares, sendo que a dona morava no térreo e alugava os quartos no 1º. andar. A filha morava em um dos quartos e havia regras escritas por toda a casa com revezamento para fazer a limpeza. O quarto era grande, com TV e aparelho de DVD. Achei tudo ótimo e me mudei no início de dezembro (perto da estaçao Frontenac da Linha Verde do metro).

Mas logo que confirmei minha mudança e que fui acertar o primeiro mes, entrei na casa da mae e me assustei com o que vi. Uma cadela Fila e inumeras gaiolas gigantes com varios passaros por toda a parte, todos vivendo dentro da casa.

Quarto nojento de um de meus "colocs"
Enfim, tentei nao pensar muito no que vi (e no cheiro) e manter na cabeça o que tinha visto no 2o. andar. Mas minha chegada nao foi nada boa. Nao tinha ninguém para me receber, ninguém me mostrou nada (como, onde coloco minhas coisas de cozinha) e para piorar o outro morador cruzava comigo todas as manhas na cozinha e NUNCA dava “bom dia” ou olhava em minha cara (e pelo que tenho visto é uma coisa bem normal entre os quebecas).

Com os dias passando vi que as coisas nao funcionavam tao bem quanto pareciam, que a limpeza nao era feita com tanta frequencia e que a casa ficava mais abandonada do que pareceu a primeira vista. No final do 1º. mes a dona da casa foi viajar e a filha resolveu fazer uma festa na casa que foi até as 4 horas da manha de uma 3ª.feira!!! Detalhe: nao fui convidada ... nem ao menos comunicada! Eu literalmente tive que entrar na fila do banheiro com os convidados, com minha toalha debaixo do braço, para poder tomar meu banho. Atravessei a festa 2 vezes e NINGUÉM nem sequer deu um “oi”.

Observaçao: ter sua existencia ignorada pelos Quebecas é a coisa mais normal do mundo. Para mim (e para muitas outras nacionalidades com quem conversei) isso é esquisito, mal-educado e, particularmente, um dos motivos causadores da solidao e das altas taxas de suicídio daqui (o inverno e o frio sao balelas!!!). Isso também acontece muito no trabalho.

Acordei pela manha e tinham 2 pessoas desconhecidas dormindo na sala. Nao tinha lugar na cozinha para preparar meu cafe-da-manha de tantas latas de cerveja que tinham na pia!

Decidi que ia reclamar para a dona assim que ela voltasse de viagem, e que ia procurar outro lugar para morar com calma pq já estava ficando cansada de me mudar. Foi entao que encontrei na internet um anuncio do quarto que estava vago e descobri que a dona estava alugando para casais!!! Imagina ter que morar nessa bagunça e ainda dividir o banheiro com mais 2 pessoas?

A casa do maluco

No início de fevereiro me mudei para Verdun para a casa de um chef de cozinha chileno que veio para o Canadá ainda pequeno. Lá já estava morando uma colombiana e nas primeiras 3 semanas tudo parecia as mil maravilhas! Todos aparentemente tinham se dado bem e o cara levava a gente para passear, cozinhava para todos e até fazia suco de laranja todas as manhas.


Meu "coloc" psico
Na mesma época meu curso de frances acabou e por conta de problemas no cronograma do governo eu teria que esperar 1 mes antes de começar a proxima sessao. Também comecei a procurar emprego e entao passava quase todo o dia em casa na Internet.

No começo de março a colombiana foi viajar a trabalho e o chileno mudou completamente! Cheguei a perguntar se era alguma coisa que eu havia feito. Para resumir a história (os detalhes talvez eu conte algum dia em minhas memórias) ele veio dizer que se eu quisesse continuar morando la eu deveria encontrar alguma coisa para fazer porque nao poderia passar o dia inteiro em casa (detalhe: era o auge do inverno e fazia -15º.C nos dias “quentes”), e que eu estava fazendo ele perder a sua privacidade.

Bom, no meu entender quem aluga os quartos da própria casa nao está muito preocupado com privacidade. A pessoa ainda me deu um sermao de 30 minutos de como eu deveria viver minha vida no Canadá, que tudo o que eu estava fazendo estava errado e que minha preocupaçao na procura de emprego estava deixando (ele) em depressao. Acabou dizendo que se eu quisesse morar na casa dele tinha que ser dentro de suas regras.

“Como é que é?”

Fala sério, né? Na minha idade? Nem minha mae fala comigo desse jeito!

Como o inverno estava acabando e nao tive nem sinais de solidao ou depressao, decidi que era hora de morar sozinha.

Acampando na sala

Entao uma brasileira conhecida apareceu querendo passar o seu contrato de aluguel que venceria em 1º. de julho. O negócio era bem simples: ela já estava meio que morando com o novo namorado. Ele tinha comprado uma casa onde eles iam morar juntos. E eu ficaria com o aluguel do apartamento e por causa da urgencia eu pagaria o que estava pagando na casa do chileno bipolar.

“- E eu posso te deixar um colchao!” – o que era extremamente conveniente porque até entao eu só tinha minhas malas de roupas.

Quando fui comunicar o bipolar sobre minha mudança tomei mais um sermao (Eu também nao entendi! Achei que ele ia ficar feliz...) e aí sim fui expulsa em pleno inverno:

“- Se voce puder ir embora antes do fim do mes, vai embora!

E assim fui. Mesmo nao querendo entrar 1 semana antes do previsto na casa do novo casal, eu aceitei a oferta dada as circunstancias com o chileno psicopata. Cheguei a ficar com medo de um dia chegar em casa e ver todas as minhas coisas na rua...

Só que a casa nova do casal atrasou. Dois dias.... quatro dias....1 semana...3 semanas... No começo levei tudo numa boa e sempre lembrando o fato de que tinha entrado no apartamento por um grande favor que tinham feito para mim. Mas ficar acampada na sala depois de 3 semanas já nao era mais tao divertido. E sempre tentando ser invisivel na casa, eu acordava mais cedo e ia dormir mais tarde que o normal, e passava o máximo de tempo possivel fora de casa...afinal, o casal era novo se é que vcs me entendem...

Chegando ao final da 3ª semana eu disse que entendia que o atraso nao era culpa deles, mas que também nao era minha culpa e nao podia continuar morando daquele jeito. Que se a entrega da casa fosse adiada mais uma vez eu procuraria outro lugar para morar e o contrato de aluguel poderia ser passado para outra pessoa. Depois de tanto stress com moradia eu precisava de estabilidade, paz e privacidade.

A casa atrasou mais, mas eles decidiram se mudar para a casa antiga onde morava o namorado.

Tudo lindo, maravilhoso! FINALMENTE SOZINHA!

Foi entao que fui surpreendida com a história, que saiu de Montreal e chegou até a Capital Federal, de que eu tinha expulsado o casal do apartamento! Como se eu tivesse o poder de fazer isso! Fiquei P da vida! Depois de tudo o que passei ainda ser acusada de fazer mal pros outros? Enfim... já disse uma vez e repito: isso aqui é a vila do Chaves. Mesmo com o argumento "nao é por mal", o povo nao perde tempo em transformar meia-informaçao em fofocas e nem percebem o quanto isso pode magoar os outros.

Minha imigraçao por um colchao!

Como meu contrato de aluguel ia vencer em 1º. de julho, saí para procurar outro apartamento. Nao queria continuar onde estava porque além de caro também era quase no subúrbio (estacao Radisson da linha verde).

Alugar um bom apartamento nessa época é um pouco a “guerra da carne”.

Um dos grandes mistérios do Quebec é o porque da maioria dos contratos de aluguel vencerem em 1º. de julho. Isso gera um grande caos na cidade e inflaciona todos os serviços de mudanca, além de complicar a vida de quem esta procurando um novo lugar para morar.

O mercado fica super agressivo e depois de ter perdido 2 apartamentos de que tinha gostado, decidi ficar com um 2,5 completamente renovado. O preço era um pouco mais caro do que eu queria mas era uma gracinha, e até as janelas e a banheira seriam novas! Condiçao: teria que esperar em um studio no mesmo prédio por 2 meses pois a reforma só ficaria pronta em setembro.

Com o contrato assinado, liguei para o casal que tinha me cedido o contrato de aluguel anterior para perguntar como eles tinham feito para transportar o colchao que tinha sido dado. Aluguei uma van, afinal agora nao tinha só malas para transportar. Tinha um colchao!

Mas uma semana antes de me mudar o casal veio confiscar o colchao:
"- Voce vai se mudar semana que vem nao é? Quando podemos pegar de volta o colchao?"

"- Eu nao sabia que o colchao era emprestado. Voces haviam dito que iam deixar o colchao para mim. Para mim ele foi dado."

Concordo que pode ter havido falha de comunicaçao, mas:
1) existem jeitos e JEITOS de se falar as coisas;
2) na boa, quem me conhece sabe que eu JAMAIS ficaria com um colchao emprestado por 3 meses sem dar nenhuma satisfaçao sobre o assunto.

A educada resposta do quebeca:
“- Esse colchao fica na casa dos meus pais para quando eu vou visita-los. Nao posso sair dando por ai as coisas dos meus pais.”

“COMO É QUE É?”

Conseguiu imaginar minha cara de choque pensando em dizer:
“POIS ENTAO PODE IR PEGAR O COLCHAO AGORA E ENFIAR NO @$#%&!!!”?

 Só nao fiz isso porque dormiria literalmente no chao! E esse foi o fundo do poço. Um daqueles momentos da vida em que a gente se diz:

“CHEGA DE HUMILHAÇAO! Esta na hora de retomar as redeas das coisas!”

No dia seguinte comprei o colchao mais bacana que encontrei, com certificado da NASA e garantia de 30 anos!!! Paguei uma fortuna!!! Simplesmente porque eu posso e mereço! Nao larguei minha família, minha carreira e meu apartamento para passar por esse tipo de coisa!

O apartamento mal assombrado

Banheiro do Século XIX
Cheguei no studio no final de junho (como o apartamento estava fechado os donos deixaram eu entrar uma semana antes). Paredes e acabamentos dos anos 30, e provavelmente um dos poucos fogoes a gás da cidade! Os armários estavam um verdadeiro nojo, com uma mistura de sujeira velha com pó de reforma. Sem contar que fiquei sem poder cozinhar por quase 3 semanas porque a companhia de gás tinha que religar a conexao... Limpei bem por onde ia passar, plastifiquei todos os armários e repetia todos os dias quando voltava do trabalho: “só por 2 meses”.

Com o passar dos dias percebi que coisas estranhas aconteciam no apartamento. Barulhos, luzes acendendo e apagando, uma sensaçao muuuuuuuito estranha e um cheiro de casa mal assombrada. No fim do 1º. mes, já cansada das atividades paranormais, decidi ter uma conversa com a alma (ou com o que quer que fosse) e disse que estava lá temporariamente e que nesse curto tempo deixaria tudo limpo e organizado. O mais louco da história é que os eventos estranhos pararam!

Para completar a história, a reforma do apartamento novo atrasou 1 mes, e fiquei no apartamento mal assombrado (e nojento) por 3 meses.

Com toda a situaçao no trabalho (Parte I deste relato) e eu nao querendo voltar para casa no final do dia, eu comecei a ficar cansada dessa vida de imigrante e repetia: “muita gente voltou por bem menos do que eu tenho passado”.

E entao fiquei doente umas 2 vezes por estafa...

Meu cafofo "fofo"

No inicio de outubro me mudei para o apartamento novo e comprei meus móveis.

Foi quando fiquei doente pela 3ª. vez, dei meu primeiro "chega pra lá" no trabalho e coloquei o 1o. deadline para as coisas começarem a melhorar.


segunda-feira, 9 de abril de 2012

Os (vários) últimos meses - Parte 1

Há muitos meses nao escrevo…

Sim, ainda estou no Canada e, sim, ainda em Montreal. Muita água já correu e esse é o principal motivo para nao escrever: falta de tempo.

O TRABALHO

Uma grande mudança foi começar em meu novo emprego no início de maio de 2011. Consegui um emprego no TD Canada Trust no back-office de empréstimos internacionais. Basicamente as negociaçoes sao feitas em Toronto e nos EUA e nós controlamos e processamos tudo. 

Tudo parecia lindo. Primeiro emprego em uma grande empresa canadense, falando em ingles e com 3 semanas de férias e 5 dias pessoais garantidos (por lei teria direito só a 2 semanas de férias)!

Uns dias antes de começar eu estava quase entrando em estado de choque… de medo, ansiedade, insonia, dor de barriga, etc. Meu 1º. dia foi péssimo! E foi assim durante os primeiros 2 meses.

No departamento só éramos eu e um russo, meu par, que além de fazer tudo tinha que me treinar. Ele vivia estressado e parecia um agente da KGB dando treinamento para a Guerra Fria. Tomei tanta porrada que nem sabia mais o que andava me atingindo... e acabei pegando ódio mortal pelo russo.

Como disse minha mae: "Podia ser pior. Já imaginou se ele fosse japones?" 

No fim grande parte das coisas aprendi na raça, sem orientaçao nenhuma, fazendo milhoes de erros e só tomando na cabeça.

Passar o dia inteiro em outra língua também nao foi nada fácil. Isso porque o trabalho é 100% em ingles, que é infinitas vezes melhor que meu frances. As vezes ficava tao exausta por conta do novo trabalho e da língua que tinha momentos de “blackout” em que literalmente via uma tela em branco por alguns segundos.

Tudo isso mais o fato da adaptaçao… As regras corporativas no geral sao as mesmas, mas a sociais sao COMPLETAMENTE diferentes. Entao ainda fiquei me cobrando a entender o que vinha acontecendo, o que era problema da área ou do TD, o que era meramente cultural, se o Canadá inteiro era assim; o que deveria aceitar e o que eu deveria colocar no balaio: “nao julgo as coisas que nao entendo… mas nao quer dizer que va algum dia considerar normal”. Exemplo: almoçar sozinha TODOS os dias, cruzar com gente na impressora várias vezes durante o dia e nao se dar “oi”….

No final do 2º. mes eu já estava decidida de que se no último mes de experiencia as coisas nao melhorassem, eu ia abandonar o barco. E entao entrou uma surpevisora para a área. Nao sei o que aconteceu ou que conversa eles tiveram, mas o russo começou a mudar.

Do nada apareceu em minha mesa dizendo que gostava de Gal Costa, que tinha assistido “Mulheres de Areia” na Russia, que adorava a Susana Vieira e que se sentia atraído pela cultura latina…

“Como é que é?”

E os meses foram passando e o russo melhorou muito… como num passe de mágica foi se transformando num ser humano! Quando apareceu com um sorriso pela primeira vez eu quase entrei em panico! E depois do trauma inicial foi muito difícil dar confiança (e olha que ja tive uns empregos sinistros no Brasil!).

Agora estou no meu 12º. mes de trabalho. Sim, quase 1 ano! Nesse tempo passei por muito stress, fiquei doente por causa do trabalho, consegui fazer uma boa parceria de trabalho com o russo e passei 2 semanas de férias no Brasil.

Meu frances foi pro espaço, meu ingles está mais "fluido", e comecei a fazer erros escabrosos em portugues...

O trabalho é conveniente e queria ter esse 1 ano de experiencia no meu CV; seja para ficar aqui, seja para quando eu voltar pro Brasil. 

Mas aquele lugar nao é para mim.

sexta-feira, 3 de junho de 2011

1o. ano

Todos as pessoas que chegam aqui, trazem pouquíssimas malas, muitos desafios e zilhões de dúvidas existenciais. Independente de qualquer coisa a imigração para ninguém que conheci é uma decisão fácil. Se decidir e conseguir vir é difícil, chegar e se manter aqui é ainda mais complicado, e se a pessoa não tiver uma boa estrutura psicológica para agüentar o tranco pode dar uma pirada.

Por várias vezes, seja por estar passando por uma crise ou por escutar as reclamações de alguém, tento pensar sempre em meu avós que foram do Japão para o Brasil.

Tenho ciência que a natureza da imigração feita no Canadá e seus objetivos são completamente diferentes dos daquela época feita pelo Brasil. Mas como essa memória ainda é viva em minha família, não posso deixar de comparar as dificuldades pela qual passaram com o “passeio no parque” que é a imigração no Canadá.

Não quero dizer que não passei por crises existenciais por aqui. Pelo massacre de informações, correr atrás de tudo para começar uma nova vida, aprender uma nova língua, se adaptar aos novos hábitos, atitudes e reações do povo local. Mas eles também passaram por tudo isso e sem saber exatamente para onde estavam indo, para trabalharem na lavoura (a grande maioria dos imigrantes japoneses vinham das cidades) e serem explorados pelos donos de terras que achavam que eram uma raça inferior. Para sofrer com o racismo, as sanções da 2a. Guerra Mundial, a diferença gritante da comida, o despreparo para o clima, morrer com as doenças tropicais e, por fim, sem Internet e Skype (se uma carta chegasse ao destino já era um milagre!!).

E um ano se passou desde minha chegada…

E como conta a Lei da Física, o tempo que passa é muito relativo porque passou muito rápido e ao mesmo tempo parece que estou aqui há anos por todas as coisas que consegui fazer, as pessoas que conheci e as cabeçadas que dei.

Desse período só tenho a agradecer ao Canadá e ao Quebec. Como já havia escutado antes, concordo quando dizem que o governo do Canadá é uma madrasta compreensiva e o Quebec, uma mãe generosa.

Sinto falta de muitas coisas do Brasil como uma boa carne, um bom boteco de rua e um sistema bancário eficiente. Mas de tudo de que sinto falta, nada é essencial em minha vida (com exceção de minha família). Sentir falta acaba sendo uma reclamação de quem não tem muito do que reclamar…

Ao contrário de quando estava no Brasil, onde sentia falta de coisas que eram tão essenciais para minha vida que precisei ir embora de meu próprio país para encontrá-las: um sistema de educação universal, um sistema de saúde pública decente e a segurança de se andar na rua.

E o Canadá me deu tudo isso! Deu-me o que meu próprio país não pôde dar!

Saudades (e separo “sentir falta” de “saudades”), isso vou ter sempre. Saudades do mar…mesmo tendo passado toda a minha vida na louca São Paulo. Saudades de pastel de feira, do cheiro das frutas maduras só de se entrar em um supermercado. Saudades da fartura de nossas refeições. Saudades do Mercadão, das cantinas italianas "meu", dos "kilos" para almoçar. Saudades de assistir péssimas novelas com minha mãe.... Saudades de brincar com meus sobrinhos e de todas as fases de seu crescimento que perderei…

Mas estou a 1 noite de distância de tudo isso. Meus avós estavam a pelo menos 2 meses de distância dentro de um navio.


quarta-feira, 26 de janeiro de 2011

O primeiro -30ºC a gente nunca esquece

Até a chegada do ano novo a temperatura não descia muito abaixo de -5ºC. Com a roupa apropriada e com toda a infra-estrutura que existe para se viver no frio, essa temperatura é “mamão com açúcar”. Na noite da passagem do ano fez 5ºC positivos!!! Calorzão para essa época do ano...

Mas as festas passaram e a cada dia foi ficando mais frio. E ontem a temperatura chegou a -27ºC, com sensação de -38ºC. É uma experiência única! Não tem como passar despercebido! É um frio do C@#$%*&!!! Mas a gente se adapta, sobrevive e se prepara melhor para a próxima vez. ;)

Como me disseram que por aqui não deve fazer mais frio do que isso (obs.: já conheci gente que morou em Calgary e vivenciou -52ºC), decidi escrever sobre esse grande monstro (de tantos outros) que é o frio canadense.

Existem vários fatores que influenciam essa estação por aqui:

O frio

Temos que esquecer o frio que conhecemos no Brasil. Aqui é diferente! Em São Paulo com 12ºC eu estaria congelando, e aqui consigo sair na rua de bermuda e um agasalho fino. Ainda não sei explicar o porquê dessa diferença (não, não é a umidade pq aqui também é muito úmido). Só posso dizer que é diferente.

A neve

Adoro quando está nevando!!! E percebi que existem vários tipos de neve (Sim, lógico! Todas são geladas!). Existe aquela que cai em floquinhos, flocos ou flocões. Os flocões parecem com aquela neve de espuma feita nos shoppings brasileiros no período de Natal. Existe a neve que cai como pequenas flores e/ou estrelas e não tem como não sorrir quando caem na luva! E a neve que mais me impressionou foi uma que à noite parece prateada! Vai saber que efeito especial ela tem...hehehehe.

Um dos grandes benefícios é caminhar na neve: parece que se está andando na areia fofa. No verão todo mundo vai estar com pernão e bumbum durinho! Hahahaha!

As cidades são extremamente equipadas e logo que uma tempestade acaba um batalhão de mega e mini tratores saem pelas ruas removendo a neve do asfalto e das calçadas.

Mas depois de alguns dias a neve fica “pisada”, suja, derretida, cheia de sal e pedregulhos. Sem contar os xixis congelados dos cachorros que saem para passear no quarteirão. É uma gororoba barrenta que gruda em todos os sapatos e barras de calça. O metrô, então!!! Estou quase indo na estação perto de casa para passar um esfregão!!! E quando a neve derrete um pouco, começa a aparecer algum lixo jogado por “cidadãos porcos” ou que caiu dos sacos de lixo nas calçadas.

A chuva

O que acontece com a chuva que cai a uma temperatura abaixo de zero? Essa todo mundo sabe!

Aqui isso se chama verglas ou frozen rain. A chuva cai e assim que toca no chão, telhado, carro, etc. congela e forma uma película de gelo. O problema é que como é chuva, tem-se a impressão que o chão só está molhado e quando se dá o primeiro passo, é queda na certa! Por isso as previsões de tempo fazem vários anúncios para os cuidados que se deve tomar.

Todos andam pelas ruas como pingüins com artrite, e mesmo assim não tem como evitar um tombão! O meu foi quando cheguei em uma calçada rebaixada de um posto de gasolina. Escorreguei, caí e não consegui me segurar...só parei quando cheguei no meio-fio. É um perigo enorme para quem dirige ou tem osteoporose!

E quando a chuva toca em você e seu casaco não é impermeável, ela entra em sua roupa e é horrível (neste caso seria melhor a chuva congelar para não ter o risco de se molhar).

Por isso, é bom investir num bom casaco impermeável! ;)

O vento

Mesmo no calor, quando um vento forte chega na cidade, dá para sentir que alguém abriu a porta de um freezer gigante. E não é um mero “ventinho”. É V-E-N-T-O com letras garrafais! Em Ville de Quebec ele consegue levar as pessoas embora!

Essa força do vento é “matadora”! Para mim -10ºC sem vento é melhor e mais tolerável que 0ºC com vento.

O vento associado à chuva (o que é freqüente) transforma o bom e velho guarda-chuva num artigo inútil. A chuva vem de cima, de lado e de baixo! Se o guarda-chuva é ruim, com certeza vai quebrar. Se ele é bom, a pessoa pode sair voando como a Mary Poppins!

Mas uma jaqueta quebra-vento soluciona todos os seus problemas. ;)

A umidade

É o “catalisador” do tempo. Se está quente, vai parecer mais quente. Se está frio, vai parecer mais frio. E da mesma forma que funciona no calor, no frio a umidade (mesmo abaixo de zero) começa a entrar na roupa e logo logo tudo pode estar gelado.

De novo, a roupa impermeável ajuda muito! ;)

O sol

Durante o verão os dias extremamente longos quase me enlouqueceram: mesmo cansada não conseguia dormir e podia ficar a noite inteira “a milhão”! Então, sabia que os dias curtos poderiam me afetar também.

Realmente parece que o dia não rende, que não se produz tanto quanto no verão. Mas acho que com um pouco de cuidado e disciplina dá para administrar o impulso de querer ir para cama às 5 da tarde.

Por outro lado, aprendi a valorizar um lindo dia de sol! Sempre que ele aparece faço festa e, independente da temperatura, saio para dar uma caminhada e apreciar o céu azul! :)

A força física

O mais interessante dessa experiência foi descobrir o quanto isso afeta nosso organismo.

Senti que se não me alimento bem e saio de casa, logo que entro em algum lugar com calefação meu corpo pede que eu vá para cama dormir. Mas se logo em seguida como alguma coisa com mais “sustância”, o sono passa imediatamente!

Nesse dia de -38ºC tive que dormir 2 horas além do normal para meu corpo se recuperar. O que parece é que para andar os mesmos 300m entre a casa e o metrô é preciso 5 vezes mais energia e disposição.

Conclusão

É tão frio quanto todo mundo diz, mas cada um reage de forma diferente. É muito importante aprender a se vestir apropriadamente para cada ocasião (frio vs. vento vs. umidade), e saber que se vestir mais do que precisa pode ser tão ruim quanto não se vestir adequadamente.

Também é importante saber que a infra-estrutura e a preparação para se passar por isso são impressionantes! Confie no conhecimento dos canadenses. Mas NUNCA, JAMAIS acredite se eles disserem que não está tão frio assim. Para eles o frio só começa abaixo de -15ºC.

E até agora passar por toda essa experiência tem sido mais fácil do que agüentar as enchentes e loucuras de São Paulo (obs.: ainda não tenho carro e não tenho que desenterrar a entrada de casa pela manhã).


quarta-feira, 1 de dezembro de 2010

6 meses

Meu balanço de 6 meses...hum. Teoricamente sei que o mais fácil é fazer uma lista com tudo o que consegui reconstruir aqui no Canadá do que era o meu castelinho de areia no Brasil.

Para a minha estranhesa e felicidade não reconstruí nada do que tinha no Brasil! Até agora só foram novas experiências...e maravilhosas! E se é para começar tudo de novo, por que não tentar coisas novas? Por que não tomar decisões diferentes?

Até o momento mais recebi do que dei: ganhei mais abraços, mais sorrisos, mais carinho de amigos, mais ajuda... e mais segurança. Recebi um apoio tão inesperado e tão grande que posso dizer que me sinto mais segura e acolhida aqui do que no Brasil. Sim, mesmo sem endereço fixo, trabalho "de gente", a tal estabilidade financeira ou o meu castelinho.

Sobre Montreal, adoro o fato de ter a possibilidade de falar 4 línguas diferentes num mesmo dia! De poder conviver com várias nacionalidades e raças, e de poder trocar informações, histórias e até fazer uma sessão de degustação de comidas internacionais! De ter uma surpresa em cada esquina, um esquisito na rua que faça a gente rir, um artista de metrô que toque um jazz de arrepiar, ou desvendar uma comunidade típica de algum lugar distante do globo...

Meu francês melhorou, meu inglês está na mesma...e agora já esqueço algumas palavras em português. Evito o espanhol porque ainda embanano com o francês.

Estou de mudança mais uma vez. Desta vez saio de LaSalle para ir mais para o centro. Pois é, não sou garota de subúrbio da mesma forma que não sou menina de interior! SOU CAIPIRA DE CIDADE GRANDE!!! Cosmopolita e sem vontade de ter uma definição de raça, cor, cultura, língua ou comportamento. ;)

E sobre as saudades... Pela 1a. vez nesse tempo todo estou com as saudades à flor da pele. Como diria um amigo meu, estou chorando até com propaganda de margarina...hehehe. Mas acho que agora isso é um caminho sem volta. Agora a saudade vai fazer parte de mim como ter um braço, uma perna... Se ficar aqui, sempre terei parte de mim e de meus pensamentos no Brasil. Se algum dia voltar, com certeza vou ter saudades das pessoas e das lembranças daqui.

quarta-feira, 25 de agosto de 2010

Mudanças

Apesar de ainda ser verão o tempo já mudou aqui em Ville de Québec. As árvores já estão ficando amareladas/ avermelhadas, e é possível ver folhas secas espalhadas por toda a cidade. Também chegou uma brisa bem gelada e à noite já não é mais possível sair de casa sem uma malha (ah...o nome do blog tb volta ao que era).

E as mudanças são assim! Mesmo as coisas boas às vezes têm que ser deixadas para trás para podermos caminhar para frente.

Cheguei aqui no Canadá completamente perdida por conseqüência do stress da imigração. Fui acolhida na casa do Cacá e da Pati, e apesar de gostar muito de estar aqui, é hora de ir embora.

Mesmo sendo algo muito particular, decidi escrever isso no blog por 2 motivos:

1o.) A fofoca aqui é uma coisa de louco!!! Muitas vezes acho que estou na vila do Chavez, com Dona Florinda, Prof. Girafales, Seu Madruga, e cia. Acho que por falta de problemas (e falta do que fazer) as pessoas fazem fofoca até do que não existe, e muitas coisas que não aconteceram viram verdades e motivos para brigas e picuinhas!

- NÃO, ninguém brigou!
- NÃO, ninguém está magoado com ninguém!
- NÃO, não dei o calote e agora estou sendo expulsa de casa!
- NÃO, ninguém fez festas de arromba!
- NÃO, não coloquei fogo na casa por acidente!
- NÃO, não peguei o carro escondido (até que se prove o contrário! rsrsrsrs)!
- SIM, todos podem convidar eu, o Cacá e a Pati para o mesmo encontro, festa, churrasco e/ou evento e não vai ter problema ou "clima" nenhum! Todos somos amigos e eu adoro os dois de paixão!
- SIM, se você perguntar para um dos três por que estou indo embora vamos dar a mesma resposta: "- Porque ela achou que era hora!"; não porque combinamos, mas simplesmente porque é a verdade!
- SIM, estou procurando um cafofo.

2o.) Gostaria de dizer o quanto sou agradecida ao Cacá e à Pati por terem me recebido em sua casa e sempre me tratado como da família...quase uma filha! Os 2 fizeram por mim o que eu nunca esperaria de minha própria família no Brasil. Nesse tempo que passou eu precisava de um lugar para me situar, organizar minhas idéias, restabelecer minha estrutura e voltar a me sentir (e agir) como eu mesma. E na casa da Pati e do Cacá foi exatamente o que eu encontrei: UM LAR.

***
Minha mãe raramente me manda mensagens "água-com-açúcar", mas sempre que manda são aquelas que cutucam bem no fundo do peito. Esta é uma delas, e deixo aqui para os queridos Cacá e Pati!

Quem dobrou seu para quedas hoje?

Charles Plumb, era piloto de um bombardeiro na guerra do Vietnã. Depois de muitas missões de combate, seu avião foi derrubado por um míssil. Plumb saltou de pára-quedas, foi capturado e passou seis anos numa prisão norte-vietnamita.

Ao retornar aos Estados Unidos, passou a dar palestras relatando sua odisséia e o que aprendera na prisão.

Certo dia, num restaurante, foi saudado por um homem:

"- Olá, você é Charles Plumb, era piloto no Vietnã e foi derrubado, não é mesmo?"
"- Sim, como sabe?", perguntou Plumb.
"- Era eu quem dobrava o seu pára-quedas. Parece que funcionou bem, não é verdade?"

Plumb quase se afogou de surpresa e com muita gratidão respondeu:

"- Claro que funcionou, caso contrário eu não estaria aqui hoje."

Ao ficar sozinho naquela noite Plumb não conseguia dormir, pensando e perguntando-se:

“- Quantas vezes vi esse homem no porta-aviões e nunca lhe disse Bom Dia? Eu era um piloto arrogante e ele um simples marinheiro."

Pensou também nas horas que o marinheiro passou humildemente no barco enrolando os fios de seda de vários pára-quedas, tendo em suas mãos a vida de alguém que não conhecia.

Agora, Plumb inicia suas palestras perguntando à sua platéia:

"- Quem dobrou seu pára-quedas hoje?"


sexta-feira, 6 de agosto de 2010

Em transito (e por isso sem acentuacao nenhuma)

Ola meus queridos!

Agora completando um pouco mais de 2 semanas de estrada, finalmente consegui acesso a internet de graca!

Nao que isso nao exista aqui! Wi-fi gratuita existe em qualquer esquina para quem ja tem um computador. Para quem faz parte do movimento dos "sem-computador" eh extremamente dificil encontrar um cybercafe, e por isso quando sao encontrados, sao extremamente caros (cheguei a ver 6 dolares por hora!!!!).

Agora estou ha alguns dias em Calgary (a terra do cowboy) num albergue muito bacana com lavanderia e internet gratis (o que eh um verdadeiro luxo para um mochileiro!).

Ate agora passei por Halifax, Victoria, Vancouver e Montanhas Rochosas. Estou conhecendo muita gente e faco o maximo para conversar com os locais. E em um resumo muito resumido (e os extremistas que me perdoem...e que tenham uma mente mais aberta): o Canada eh e esta muito, MAS MOOOOOOOOOOOITO alem das fronteiras do Quebec!!!

E estar podendo conhecer esta terra incrivel esta sendo maravilhoso!!! Gostaria muito que todos pudessem fazer o que estou tendo a chance de fazer!!!

segunda-feira, 19 de julho de 2010

Sobre verdades, opiniões e desinformações...

O que é a verdade? Grande questão filosófica essa, não é?

Ainda no Brasil, tentava saber o máximo possível sobre a vida e o dia-a-dia aqui para estar bem preparada. Sim, claro! Sei que não se pode querer controlar tudo...mas também não faz mal chegar com o mínimo de precauções numa terra desconhecida, com gente estranha e cultura diferente.

E então chegam por e-mail, sites de relacionamentos, blogs, comunidades, etc., opiniões das mais variadas possíveis, e milhões de versões sobre as mesmas verdades.

O engraçado é que se alguém diz: "Aqui não tem café!" e ninguém contesta, isso acaba virando uma verdade absoluta:

"- Dizem que no Canadá não tem café!"

E isso se passa com assuntos muito mais importantes como ser aprovado em cursos, conseguir bons empregos, não passar por preconceitos, ser bem aceito pela sociedade...

Para algumas pessoas, seja pela forma de encarar a vida, seja por conta da falta de sorte (sim, acredito que todo sucesso tem uma pitadinha de sorte!), tudo é difícil, complicado, estressante, sofrido ou impossível!

E o recém-chegado (que está completamente atordoado) geralmente dá um voto de confiança para a  verdade de algum cidadão que falou: "Eu não consegui!!! Nem tente porque é impossível!!!"

E no final das contas o tempo diz que as coisas não são beeeeeeem assim. Que cada um tem uma experiência diferente. Que cada um tem uma sorte diferente. Que cada um dá uma importância e um tamanho diferentes para a mesma dificuldade. Que cada um tem a sua verdade!

Não acho que se deva fechar para as opiniões ou conselhos dos outros, mas também não acho certo não "ir lá" dar uma olhada com os próprios olhos. "Vai que para o meu gosto está bom..." "Vai que para mim dá certo..."

Só assim vai dar para ser feliz dentro de seus próprios parâmetros...e não ficar tentando ser feliz segundo os padrões do vizinho. :S

"- Vai que minha felicidade está lá em Nunavut..."

Enfim, por essas e outras hoje parto em busca de minhas verdades pelo Canadá.

O Quebec me deu a grande oportunidade de estar aqui, neste país lindo; e é uma província que é uma verdadeira mãe para os imigrantes! Em nenhum outro lugar do país vou ter benefícios como tenho aqui como imigrante. Mas vejo tudo isso como uma relação de troca! Não acho que o Quebec traz imigrantes porque é boazinha e benevolente; mas sim porque tem expectativas econômicas sobre nós...e o próprio governo sempre foi muito sincero e direto sobre isso! Se um dia os imigrantes "procriarem" o suficiente para manterem a economia tenho certeza que o governo vai cortar os programas de imigração.

Sempre serei grata e vou dever isso ao Quebec, mas isso não quer dizer que vendi minha alma. Não quer dizer que é aqui que serei feliz! Então, se o Quebec pensa no dele, eu é que tenho que me ocupar em pensar no meu!  ;)

E a vida me deu a grande sorte e oportunidade de poder ser mochileira mais uma vez! Hoje parto em viagem! Vou de Halifax a Victoria seguindo a TransCanada para saber onde será o meu lar nesta terra.

O meu amigo Deni vai vir me pegar às 6 da manhã para me levar ao aeroporto e me poupar de tomar 3 ônibus!

DENI, VC É MEU HERÓI!!!

E por esses caminhos também quero ouvir o outro lado da história... entender melhor essa "coisa" de que aqui eles se dizerem "quebequenses" e não canadenses. Afinal, toda história tem pelo menos 2 versões.

quarta-feira, 7 de julho de 2010

Pays Été

Como nunca passei tanto calor na vida (hoje os termômetros marcaram 34o.C, mas dizem que a sensação térmica chegou a 43o.C!!!) e levando em conta que a sauna começa às 4 da manhã e só termina às 9 da noite, decidi mudar temporariamente o nome de meu blog de Pays Hiver (País Inverno) para Pays Été (País Verão).

Só volto ao nome original quando a sensação térmica baixar para algo suportável e que não cozinhe mais os pensamentos...ou até o outono...o que vier antes. ;)

terça-feira, 6 de julho de 2010

Mês 1

Sei que este post está um pouco atrasado (hoje já estou completando 37 dias de imigrante), mas é que aqui o tempo passa...o tempo voa! E com o dia amanhecendo às 4 da manhã e anoitecendo só às 21hs, a cabeça fica bem confusa!

Neste mês, além de fazer quase todas as "obrigações administrativas" de imigrante, conheci um pouco da cidade com a visão de um morador (e não de turista). Vi onde estão as mega promoções, como funciona o sistema de ônibus (que é quase um teletransporte quando lembro de minhas épocas de Terminal Bandeira), que o povo é muito simpático e que realmente estou em uma cidade interiorana. O ritmo das coisas é outro. Até os pernilongos são mais lentos!!! Rsrsrsrs.

Conheci um pessoal da colônia brasileira que se ajuda muito por aqui, vimos o "timinho" da seleção jogar um futebol muito do sem-vergonha e mesmo assim fazer os "quebeca" ficarem encarando para entender o que estava acontecendo.

Passamos por um terremoto (que só a Paty sentiu), chegou o verão e acho que nunca passei tanto calor na vida!

E então dia 1o. de julho chegou. É o Dia do Canadá e são feitas festas pelo país todo, inclusive no Quebec. Mas este ano cortaram o orçamento para isso. No Quebec também é o "Dia da Mudança". É o dia em que a maioria dos contratos de aluguel terminam e/ou começam. Então, imaginem só a loucura: até o meio-dia o antigo inquilino deve deixar a casa onde está pq a partir das 12hs chega o novo morador que tb teve que deixar sua antiga casa antes das 12hs...e assim por diante. Faltam caminhões de mudança, carretos, vans, etc... acho que nesse dia daria para ganhar uma grana até com um carro-de-boi! Rsrsrsrs.

E o povo daqui (vai saber porquê) adora se mudar! Não passam mais de 3 ou 4 anos no mesmo lugar. :S Eu particularmente acho que isso é coisa de gente que não tem problemas de verdade! Mas vou classificar isso na minha pasta de mistérios do Universo...

Desde antes de vir para cá o Cacá e a Paty já estavam com a mudança marcada para um apartamento maior e num bairro melhor. E junto com nossa mudança também estaria a mudança do casal de amigos Nayara e Felipe que se mudaram para o mesmo prédio. A logística ficou a seguinte: mudar 2 casas inteiras em 5 horas com 1 van, 2 meninos (Cacá e Felipe) e 3 meninas (eu, Paty e Nayara).

Graças ao Deni (que acabou de destruir seu joelho) e ao Jeison (que quase destruiu a família) que vieram de Montreal para nos ajudar que a mudança deu certo! O Cacá conseguiu devolver a van exatamente às 11:59hs!!!

Chegando na nova casa, dava vontade de sentar e chorar! Por causa da pressa tudo foi sendo amontoado e chegou num ponto que mal dava para abrir a porta. Depois de abrir um "caminho de rato" tivemos que começar a faxina. ECAAAAAAAA! A coisa tava feia de verdade!!!!

E depois da mudança e 3 dias de faxina, estava todo mundo destruído...com preguiça até para comprar comida!  Até pensar faziam o corpo doer! :S

Mas agora a casa está muito bonitinha e comecei a arrumar meu novo "cafofo". ;)

E já que ninguém consegue dormir com o calor, nesta semana começa o Festival de Verão!

quarta-feira, 23 de junho de 2010

O Canadá – Um país, duas nações

Às vésperas da "Festa Nacional do Quebec" (ou Festa de São João Batista), é normal ficar questionando várias coisas sobre o funcionamento da política e da sociedade daqui. Por exemplo, por que ainda existem tantos separatistas? Por que os quebequenses têm tanta birra do resto do Canadá? E até coisas mais simples como por que a Ville de Quebec é chamada de capital nacional se a capital do Canadá é Ottawa?

Esta palestra dada pela Catherine Potvin, dona da École Québec, ajuda a entender melhor a evolução da história, o porquê do Canadá ter duas nações (anglófona e francófona) e até como os palavrões "quebecois" fazem referências à religião católica.

http://escuta.estudiolivre.org/2010/04/13/rascunho-o-canada-blallalbla/#

Para download, clicar aqui

sábado, 19 de junho de 2010

Passeio pela cidade

Sábado passado eu e a Paty fomos bater perna pela cidade.

Mas antes de subir até a parte antiga passamos pelo Emmaüs para ver se encontrávamos algum "tesouro" perdido. É uma instituição que vende de tudo de 2a.-mão. E quando digo de tudo, é TUDO mesmo! Desde máquinas de lavar novinhas a pás de neve e vaso sanitário...

Não encontramos nada e saímos da loja e começamos a subir, subir, subir. Passamos pelo Parlamento do Quebec e quando viramos na Grande-Allée aí me dei conta que tinha perdido minha malha que havia pendurado em minha bolsa.

Minha reação de recém-chegada foi pensar: "Perdeu prayboy!"

Mas a Paty insistiu muito e fizemos todo o caminho de volta:

"- Se alguém encontrou pode ter certeza que só colocou do lado."

E voltamos até a Emmaüs. Eu já ia ter desistido no meio do caminho, mas a Paty não se conformava! Passamos por todos os andares perguntando por um "chandail", até que na entrada uma funcionária disse que havia visto sim, num cantinho em cima de uns DVDs e CDs antigos. Pensou que era doação como tudo o que estava para vender na loja e separou para que fosse enviada para a triagem de roupas.

O mais legal é que a Paty tinha razão, pois alguém encontrou a malha no corredor e colocou num canto onde eu nem tinha passado.

Muito feliz, com preguiça de subir o morro tudo de novo mas sem vontade nenhuma de voltar para casa (o dia estava liiiindo!), fomos caminhando até a Boulevard Charest Est onde estavam acontecendo ensaios do Cirque de Soleil do Espetáculo Les Chemins Invisibles!

Um pouco mais para frente encontramos uma lojinha com temperos e comida de várias partes do mundo (Epicerie Al-Amine).
Lá encontramos leite Ninho, noz moscada e até folha de louro (essa para colocar no feijão...hummmmm).

Epicerie Al-Amine
627, boulevard Charest Est, G1K 3J5

Então decidimos pegar um ônibus para subir o morro até a Grande-Allée. Fomos num dos vários restaurantes, pegamos alguma coisa para comer e sentamos na varanda. De repente a Paty:

"- Ih...olha o Homem-Aranha!"

Era uma despedida de solteiro! O noivo estava no centro da cidade vestido de Homem-Aranha vendendo barrinhas de cereal para arrecadar dinheiro... Micão total!!!

De lá fomos para Vieux-Québec -a parte antiga da cidade-, passamos pelo Château Frontenac e descemos para o Vieux-Port e ficamos andando no Quartier Petit Champlain.

E então já eram quase 7 da noite (o Sol anda se pondo umas 9 da noite, o que nos confunde muito), e voltamos para casa.

Saldo do dia: nota 1.000!!!

sexta-feira, 11 de junho de 2010

Verdades, mitos e reflexões

Nesta semana que passou tive palestras no MICC de 2ª. a 5ª.-feira. Os agentes de imigração dão vários tipos de informações sobre os hábitos, comportamentos, mercado de trabalho, leis, serviços governamentais, etc. Muita coisa está nos sites que já cansei de pesquisar antes de vir para cá, mas também dão muitas informações importantes que só mesmo os locais podem contar.

Pelo que fiquei sabendo é algo que acontece no MICC de Quebec, em Montreal não tem nada de palestra...

E já com quase 2 semanas aqui, já tenho algumas reflexões sobre o pouco que vi:

Ao contrário do que muita gente diz, aqui tem sim:
- palmito
- pão-de-queijo
- polvilho
- leite condensado e chocolate granulado
- creme de leite
- requeijão
- café e filtro de café (e não daqueles para máquinas americanas de café que parecem uma cumbuca de sopa, e sim nosso coador em formato de trapézio).

É tudo “made in Canada” ou “made in the USA” e bem carinho. Lógico, nunca será igual ao nosso! É feito para o paladar dos canadenses. Mas mudar nossa forma de comer não faz parte de nossa adaptação? Xis...

Falando nisso, estou fascinada por todos os “berrys” daqui: morangos, cerejas, amoras e framboesas. São todos enormes, deliciosos e baratinhos! Os morangões aqui não têm gosto de papel como no Brasil...são suculentos, docinhos e lindos!

Por outro lado, os queijos e todos os derivados de leite custam uma fortuna! Os queijos mais em conta não têm gosto de nada.

O açúcar não é tão doce como o brasileiro, assim como o sal também não salga muito. Mas em compensação os azeites são uma delícia e são vendidos a galão!!! :) As amêndoas, os aspargos frescos, salmão e vinhos são mega baratinhos!!! ADOROOO!!! E ontem encontrei castanhas portuguesas em calda!!!

No Brasil eu sempre me vesti de forma bem básica: calça jeans, camiseta e tênis. Aqui só o fato de pentear o cabelo me faz ser a mais arrumadinha do busão. Ok, ok. Nós brasileiros somos extremamente preocupados com nossa aparência e forma de vestir. Às vezes até demais... Mas acho que isso é variável: em Montreal o pessoal é mais arrumadinho.

Outra característica bem diferente é o valor à palavra dita. É um choque muito grande estar numa sociedade onde vários tipos de contrato (inclusive o contrato de trabalho) são feitos verbalmente. No Brasil todo mundo sabe que a palavra dita não vale absolutamente NADA! E talvez por isso aqui todos são diretos e verdadeiros no que falam; e para os parâmetros brasileiros até um pouco rudes. Talvez porque as palavras de cada um valem muito e não podem ser perdidas com “blá blá blá”.

Os materiais de limpeza são “power” e o sonho de consumo de qualquer dona de casa brasileira. Mas isso não quer dizer que as casas canadenses são brilhosas e limpinhas. Todo imigrante que conheci tem uma história de arrepiar e digna de um “ECA!!!” bem sonoro. E isso não vale só para a casa como para a higiene do povo em geral.

Mas tendo “andado” um pouco por esse mundão, e até agora -não, não conheço o mundo todo...ainda- os brasileiros são os que mais primam pela limpeza “branco-OMO-Cândida-Lisoforme com brilho BomBril”. Somos a absoluta minoria no mundo em termos de limpeza.

Aí vêm as perguntas:
1. Será que nós é que somos melhores e o resto do mundo está errado (e fedido)?
2. Ou nós é que temos TOQ coletivo e somos paranóicos por limpeza?

Não, isso não quer dizer que vou parar de fazer uma boa faxina “branco-OMO-Cândida-Lisoforme com brilho Bombril” e de tomar banho diariamente com um sabonete bem cheiroso e minha buchinha mega-power-blaster esfoliante! Rsrsrsrsrs. Foi só uma reflexão...

sábado, 5 de junho de 2010

Minha 1a. semana

Não tem muito o que contar...

De importante, a Paty me acompanhou ao Ministério de Imigração (MICC) para marcar minha 1a. palestra de integração e para solicitar minha carteirinha da Assistência Saúde.

Fui à tal palestra do MICC na 5a.-feira. Lá foram dadas algumas informações básicas sobre aluguel, permissão para dirigir, Seguro Saúde, Seguro Social, etc. Tive sorte e já na próxima semana terei palestras durante 4 dias seguidos com maiores detalhes sobre as leis, mercado de trabalho e a integração.

Na 5a.-feira mesmo fui fazer a solicitação de meu Número de Assistência Social (NAS), que seria o equivalente ao nosso CPF...mas bem mais importante. É um número que não é para sair distribuindo por aí, e só com ele que é possível conseguir um emprego legalmente.

Na 6.-feira a Paty me acompanhou mais uma vez para solicitar minha carteirinha de Assistência Saúde (Assurance Maladie) e também Assistência Medicamentos (Assurance Médicaments).

Ainda não sei porquê mas durante a semana toda fiquei fisicamente destruída! Não sei se é resultado de toda a tensão dos meses anteriores, por estar num lugar onde só entendo 30% do que o povo fala... Mas semana que vem se não melhorar vou arrumar umas vitaminas. ;)

O tempo anda estranho...e para os nossos padrões muda muito rápido. Num dia pode estar o maior sol com 25 graus, e no dia seguinte sensação térmica de 10 com chuva... Haja saúde!

O que mais me impressionou é a atenção, paciência e a simpatia de todos que me atenderam, incluindo os funcionários dos órgãos públicos. Sempre extremamente educados e com um sorriso no rosto.

Ainda não vi muito da cidade, então até agora não me decepcionei nem me surpreendi com nada. Está sendo exatamente o que eu imaginava...e se estivesse sozinha aqui já estaria refazendo minhas malas para ir para algum lugar mais agitado.

Nesta semana o que "abrilhantou" a cidade foram as pessoas que me acolheram! ;)

Mas estou aberta para tentar me adaptar a um lugar pequeno como aqui (que para os parâmetros canadenses é até uma cidade grande), e deixar para trás minha "Vida Loca" de São Paulo.

De resto, só tenho a agradecer a todos que me acolheram aqui, principalmente à Nayara (Tiguidou = c´est d´accord) e à Paty (Bain de Neige) que não me deixaram ficar parada um minuto. :)

terça-feira, 1 de junho de 2010

Parte III - Minha partida, minha chegada e o aumento da criminalidade no Quebec

Malas no carro. Próximo destino: Ville de Québec!

A viagem foi muito tranqüila e quase o tempo todo vim “conversando” com a Bebecca! :)

Demos uma parada rápida num Burger King para matarmos a fome:

“- Lilica, que vc quer comer?”
“- O que seja mais fácil para pronunciar!”

E foi isso mesmo que fiz:

“- Númerrô ãn ê une Cocá-Colá zérrô, sí vú plê!”
“- Sbrubles....sbrubles....”

Cara de “hein?”

Mas no fim deu tudo certo. Foi meu primeiro contato com o francês depois de meses...rsrsrs. Sucesso total!!!

Chegamos em Ville de Québec, na casa da Paty e do Cacá.

Durante o resto do dia fiquei me segurando para não dormir para não estragar meu sono à noite...então passei quase o tempo todo meio fora do ar.

No final da tarde eu, a Paty e a Rebecca fomos botar o lixo para fora, e no estacionamento perto da lixeira havia uma daquelas cadeiras dobráveis. Lá, sozinha e sem dono.

É um conceito muito estranho para nós mas já ouvi muitas histórias sobre as pessoas deixarem objetos, eletrodomésticos e até móveis semi-novos e de boa qualidade na rua para alguém passar e levar embora para casa.

“Sou novinho e preciso de um novo lar. Adote-me!”

É assim que muitos recém-chegados conseguem mobiliar e equipar a casa sem gastar muito.

Logo a Paty comentou que provavelmente estava ali para ser dada. Eu até fiquei meio na dúvida, mas ela até comentou que ali no mesmo lugar já tinha visto outras coisas para doar.

“- Será que está quebrada?”
“- Vou lá testar. Se agüentar meu peso aí a gente leva.”

Sentei e até me sacudi um pouco. Parecia tudo OK! Dobramos a cadeira e já estava levando a cadeira debaixo do braço quando, passando na frente de uma das saídas no edifício, aparece o dono da cadeira! :S

QUE VERGONHA!!!

Neste momento a Paty começou a cavar um buraco para a gente se enfiar dentro de tanta vergonha!!!

Pedimos milhões de desculpas...demos milhões de justificativas.

O dono da cadeira foi super simpático e educado, e até tentou amenizar a situação dizendo que a culpa tinha sido dele. E que até ele próprio já tinha deixado uma TV ali no mesmo lugar para ser doada.

“- Se eu tivesse deixado uma chave ou um celular em cima da cadeira seria um problema; mas como deixei a cadeira sozinha... eu mesmo pensaria que estava ali para doar...”

Mas não adiantou nada! Naquela hora eu até perdi o sono e meu francês pegou no tranco!!! Ainda disse que em meu 1º. dia no Canadá já estava furtando os outros... :S



Pensando agora é até engraçado: eu e a Paty puxando conversa e tentando disfarçar toda a situação...e a Rebecca correndo em volta dos 3 sem parar de brincar.

No final das contas ficamos conhecendo melhor nosso vizinho, que é de um pequeno país da África e está aqui desde 2006. Depois de um tempo ele pediu licença e foi até o carro. Pegou 3 caixinhas de suco (iguais ao que ele já estava tomando) e deu para mim, para a Paty e para a Rebecca, e ainda gozou de nós:

“- Este é dado de verdade!”

Parte II - Minha partida, minha chegada e o aumento da criminalidade no Quebec

Durante a viagem lembrei que teria que entregar na imigração os papéis dados pelo consulado junto com meu passaporte e o visto de imigrante. Então logo que saí do avião fui ao banheiro para tirar a papelada da bagagem de mão. Quando saí o aeroporto parecia deserto...não tinha ninguém à vista!

Cheguei na imigração e o policial, extremamente educado (normalmente os agentes de imigração são super antipáticos) fez algumas perguntas sobre o que eu estava levando e me direcionou para uma salinha onde faria a declaração de meus bens.

Na salinha fui atendida por outro policial, também extremamente educado que fez várias perguntas, sugestões e até aconselhamentos sobre a documentação que deveria providenciar.

“- This is a very important moment because now you’re officially a Canadian resident!”

Comentou que o MICC só abriria dali 2 horas então eu teria que procurar o escritório em Ville de Québec para marcar uma entrevista.

Depois de preencher toda a papelada e eu assinar ele ainda arranhou um português com um sotaque bem forte: “Bem-vinda ao Canadá e boa sorte!”

Saí dali super contente! Peguei minhas "malinhas" e fui para a alfândega. Entreguei a papelada feita na imigração e pediram para que eu fosse para uma outra sala, com vários balcões onde se colocam as malas para serem vistoriadas. Mas não tinha ninguém lá... parecia uma sala-fantasma. Esperei um pouco, olhei em volta, andei um pouco, voltei para a entrada. Esperei mais um pouco e decidi ir para a saída...

Então apareceu um guarda que pediu para eu me direcionar com as malas para um dos balcões no final do salão. Lá ele fez as mesmas perguntas feitas na imigração e qdo fiz a declaração de bens. Perguntou sobre o dinheiro, como ele estava (dinheiro, espécie, etc.) e onde estava; e então disse que eu precisaria acompanhá-lo para outra sala junto com o meu dinheiro.

Pensei: “Nunca li nada sobre isso em lugar nenhum...Será que estão fazendo isso pq sou a única neste aeroporto inteiro e eles têm que mostrar serviço?”

Chamou uma assistente que nos acompanhou. Na salinha pediu para que eu mostrasse todo o dinheiro e travellers, contou tudo e ainda cantou os valores para a moça:
“- x notas de CAD$10, y notas de CAD$50...”

Os valores em Visa Travel Money simplesmente foram ignorados, como se não tivesse importância para a documentação.

Guardei o dinheiro e voltamos para o balcão. O policial com toda a calma do mundo escreveu um monte de coisas que eu não conseguia ver o que era. Preencheu uns 3 formulários, me deu 1 para assinar que tinha os valores que ele havia contado, e então me liberou:

“- Welcome to Canada!”

Saí no saguão e encostei num canto para organizar e guardar toda aquela papelada. Então fui até o orelhão ligar para o Jeison e a Susana. Eles tinham acabado de chegar e foi uma grande alegria ser recebida por eles e pela pequena Rebecca!!!